tag:blogger.com,1999:blog-5300782594448903596.post-74138892768967776952008-02-14T20:30:00.000-05:002008-02-15T09:22:56.094-05:00De partoutLorsqu'on dit que l'infertilité se vit partout, c'est au littéral: vous venez littéralement des quatre coins du monde pour lire mon site, lequel, soit dit en passant, est déjà en nomination pour le prix Spermo de l'Institut masculin de New York, catégorie <a href="http://histoiredungars.blogspot.com/2008/01/cest-parti.html">"meilleure description d'un dépôt"</a>. (Ma blonde ne la trouve pas drôle. C'est à qui, le blogue?)<br /><br />Blague à part, vous êtes de partout. Du Québec un peu, de France beaucoup, mais parfois des États-Unis, de la Suisse ou des Pays-Bas. Outre le cumul de statistiques élémentaires sur le taux de fréquentation, le site permet d'identifier la région d'où arrivent les lecteurs.<br /><br />Tenez, depuis le tout début du blogue, les Français(es) vous êtes plusieurs de Lyon, vous et vos brasseries que je rêve de voir un jour. Vous êtes aussi de Paris, où ma blonde et moi retournerions deux fois par année pour le reste de nos jours si nous le pouvions, pour cuver un Saint-Émilion sur la Place des Vosges. De Provins, qu'on a visité il y a quelques années et trouvé ça charmant. De Vanves. Tiens, connaissais pas Vanves.<br /><br />Cliquez sur la carte:<br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_89DOued40gs/R7T_5-V6a1I/AAAAAAAAAA8/Fqb4WU9bZj0/s1600-h/France2.jpg"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_89DOued40gs/R7T_5-V6a1I/AAAAAAAAAA8/Fqb4WU9bZj0/s400/France2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5167036043953335122" border="0" /></a><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />Les Québécois(es), vous êtes de Montréal, d'Outremont (je sais, je sais, c'est pas une ville, mais bon), de St-Romuald, de Thetford Mines, de Greenfield Park, de Sainte-Foy. J'en oublie sûrement. D'Acadie aussi, Moncton!<br /><br />Ce qui m'amène à la réflexion suivante: si l'infertilité est un problème si répandu, pourquoi est-il si difficile d'en parler?<br /><br />Prenez, par exemple, tous ces amis que vous avez perdu en cours de route. Tous ces mois où vous essayiez de faire concorder la seconde précise de votre ovulation avec un certain travail, heu, disons, physique de votre homme, ben vos amis, eux, y faisaient des bébés. Plusieurs, plusieurs bébés. Juste comme ça, on arrête la pilule et hop la vie!, pouf ça pleure 9 mois plus tard. Sortez les cadeaux!<br /><br />"On ne dort plus, c'est fou!", qu'y vous racontent. Et ça parle de caca. Et ça parle de pipi. Et ça parle de petits boutons. "A-t-il fait son rot?", qu'on entend entre deux discussions sur le dernier album de Chose Truc et la politique étrangère. Et là, vos soupers d'amis bien arrosés qui se terminaient avec un départ en taxi à 1h du matin, ben y se terminent à 14h parce que devinez quoi: vos soupers, c'est désormais des brunchs. Sans alcool. Parce que celles qui n'ont pas encore de bébé dans le monde extérieur en traînent un dans le ventre. Sauf ma blonde. Et vous, mademoiselle qui lisez ce blogue.<br /><br />Alors ces amis, donc, avec leurs enfants. Parfois, l'éloignement commence avant même la naissance. En fait, à partir du jour où la fille vous annonce qu'elle est enceinte. À partir de ce jour-là, ben disons qu'il y a un malaise, non? Attachez-vous, le malaise en a encore pour PLUSIEURS MOIS à grossir, pour vous rappeler à chaque fois que vos p'tites baises les jambes en l'air pour bien que ça reste en place, ben ces baises-là, ça ne fonctionne pas, Monsieur l'Étalon.<br /><br />Le malaise perdure jusqu'au jour où il disparaît, tout simplement parce que le couple d'amis, lui aussi, disparaît. Il est dans sa bulle, le couple. Remarquez, on le comprend. Qui ne serait pas complètement absorbé par l'arrivée d'un enfant?<br /><br />La question, la vraie, est celle-ci: lesquels de ces amis décideront un jour de s'intéresser à votre souffrance? Ça nous est arrivé. Et c'est très, très touchant.<br /><br />P.s.: chère lectrice aveuglée par les couleurs du site, j'espère que c'est mieux maintenant...<br /><br /><span style="font-style: italic;">Mise à jour du lendemain</span>: deux lectrices me rappellent que l'éloignement entre les procréateurs et les infertiles est souvent dû aux infertiles eux-mêmes. Vous avez entièrement raison. En vous lisant, je m'étonne de ne même pas avoir inclus ce point dans le post!Histoiredungarshttp://www.blogger.com/profile/10421512238898105209noreply@blogger.com